Les vrais coûts de l’interim management
Par Michel Crestin le 25/06/10
Le vrai prix de la disponibilité
Si l’on compare la rigidité et les couts d’un CDI, il parait logique que l’employeur assume un surcout pour la disponibilité, la flexibilité et la capacité de faire le travail sans délai.
Si l’on compare le cout au kilomètre d’un véhicule en pleine propriété et le cout au kilomètre d’une voiture de location ou d’un taxi, l’écart est de 1 à 10.
Pourquoi? Simplement parce que la disponibilité est valorisée
Le vrai prix du contrat de travail
Prenons l’exemple d’un salaire brut annuel de 60 000 euros. Les couts de l’employeur sont ou seront grevés des éléments suivants: Charges employeur, véhicule et téléphone, bonus, mutuelle santé, frais de rupture du contrat de travail, formation… Ainsi la note ne sera pas inférieure à 100 000 euros.
En divisant ce total par le nombre annuel de jours travaillés d’un cadre très dynamique soit 225 nous obtenons 444 euros. Pour un intérim manager le cout doit intégrer une prime de disponibilité qui reste acceptable par l’employeur soit 600 euros/jour. Ces 600 euros représentent 1% de notre salaire initial.
A notre sens, ses 1% pourrait servir de règle de valeur de l’intérim management ou tout au moins de point de repère. On sera généralement entre 0,75% pour les salaires de référence les plus élevés et 1,3% pour les moins élevés.
Le prix concurrentiel
Les grandes sociétés de consulting spécialisées management vont appliquer une marge de 50 à 100% liés à leur frais de structure mais aussi à leurs couts marketing et commerciaux. Ces derniers sont en effet d’autant plus élevés que les misions sont courtes. Le cabinet de consulting facture à la semaine ou à la journée. L’intérim manager les supporte sans rémunération mais facture en général au mois.
(Article adapté de: Interim Management; The New Career Choice for Senior Manager par Dennis Russell et Ian Daniell)
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